VOMISSEMENT ACCIDENTOGÈNE

Jasmine vient de consommer un lourd couscous au mouton et se dit pleine jusqu’à la gorge. Elle a même du mal à marcher. Elle doit pourtant voir sa tante qui l’a appelée de toute urgence. Sans avoir eu le temps de se reposer, la voilà qui prend un bus.

Assise au fond, Jasmine contemple le paysage. Malheureusement pour elle, son dos est tourné vers le chauffeur et une odeur persistante d’essence et d’huile de moteur envahit l’habitacle du bus. Ces paramètres combinés créent un malaise chez notre jeune personne. Jasmine transpire abondamment, puis étouffe. Dix minutes plus tard, elle sent le couscous lui remonter. Elle bondit carrément de son siège, se dirige vers le chauffeur et le supplie de s’arrêter, le temps qu’elle aille mieux.

¾      - Chauffeur, je voudrais descendre. J’ai terriblement envie de vomir

¾       - C’est pas un arrêt, ici…

¾     -  Puisque je vous dis que ça presse !

¾      - Eh, Mademoiselle, je…

Jasmine ne peut se contenir davantage. D’un rot lourd et long, elle arrose la tête et la chemise du conducteur d’une humeur consistante. Le chauffeur est désorienté et percute une bagnole. Sous le choc, notre jeune fille tombe. Les passagers paniquent, mais Jasmine s’en fout. La tête sous un des sièges, elle évacue copieusement sur les pieds d’un des passagers. En tentant de se relever, Jasmine ne peut retenir une autre rafale qui tombe sur une chaise heureusement vide. C’est le jet le plus fourni qui forme une mini-flaque sur la chaise concave. L’estomac de la fille n’est pas encore vidé, mais les contractions de son diaphragme s’arrêtent là. Elle gerbera les dernières gorgées de son repas dans les toilettes du commissariat où elle sera interrogée, puis relaxée.

Bilan : quelques blessés légers, un bus à retaper, un chauffeur et quelques accessoires à nettoyer.