Sergine, 34 ans, célibataire, est une amatrice de bonne chère. Et quand elle consomme, la jeune femme ne fait guère dans la dentelle : elle peut manger et boire de minuit à cinq heures ! Elle a essayé tous les régimes qui lui sont tombés entre les mains. Soit ça ne marche pas, soit, prise un moment de fringales difficilement contrôlables, elle récupère en engloutissant de grandes quantités. Non, Sergine ne souffre pas de boulimie : à moins qu'elle soit très malade, elle digère tous ses repas. D'où son surpoids : 1m62 pour 80 kg. 

Tous les régimes, disais-je, ne lui réussissaient pas, jusqu'au jour où, lors de ses pérégrinations sur la Toile, elle tomba sur une technique censée, en une seule séance, faire passer définitivement à celui qui la pratique l'envie de se remplir démesurément la panse. Le nom de ladite technique : l'hypnose pré-vomitive.
Après avoir répondu au rendez-vous fixé par le praticien au domicile même de notre femme, tout est déjà prêt à son arrivée, comme il l'a prescrit par chat sur Whatsapp. En effet, Sergine se doit d'avaler son meilleur plat servi en une quantité telle qu'elle ne peut tout terminer de sa propre volonté. Et c'est là qu'intervient l'hypnose : la jeune femme va tout terminer, dans un état second provoqué par le praticien. Le meilleur plat en question est une montagne de crêpes de 25 cm de haut suivie d'une énorme pastèque.
Un quart d'heure d'autosuggestion plus tard, la demoiselle est suffisamment conditionnée pour dévorer goulûment son repas. En moins d'une demi-heure, en s'empiffrant telle une truie, elle dévore anarchiquement la pâtisserie et le dessert. Une fois terminée sa manducation, le praticien suggère à Sergine de se lever. Bien qu'enveloppée, celle-ci présente un ventre plus bombé que de coutume. Un claquement de doigts plus tard, la voilà qui retrouve tous ses esprits.
La première réaction de la trentenaire est la grande surprise de constater l'assiette vide et les tranches du gros réduites à leur carcasse. Touchant son bide surchargé, elle se sent ensuite prise de très violentes nausées. Les mains sur la table, sans prévenir, la jeune femme expulse brutalement un jet plus liquide que pâteux qui recouvre en un instant l'ensemble de la table, lequel jet s'achève par une forte quinte de toux. Quelques secondes et un rot plus tard, la bouche de Sergine évacue un formidable torrent plus abondant et plus lourd que le précédent. Le vomi, rosé et rempli de grains noirâtres, se répand rapidement et tombe en filets visqueux sur le sol. Inclinant sa tête vers le sol, sans effort ni la moindre éructation, mais très bruyamment, la gloutonne projette un autre Niagara en grande partie formé de gros grumeaux de crêpes qui s'éclabousse en s'étalant en une majestueuse flaque. Cette expulsion, ainsi que les quatre autres, moins spectaculaires, mais plus épaisses, se termine par des toussotements assez violents. À l'occasion, le vomi sort également des narines de la jeune femme.
Sous une atmosphère aux relents suspects de matières semi-digérées dont la table est entièrement plaquée et le sol aux pieds de Sergine recouvert, un profond sentiment de culpabilité, de dégoût et de honte envahit cette dernière. Même le praticien, qui en a pourtant vu d'autres, ne peut qu'être ébahi devant un tel volume de gerbe.
Le résultat de ses excès étant essuyé à coups de serviette, de torchon et de serpillière, et l'hypnotiseur ayant regagné son bureau, la jeune femme, réellement guérie de sa gourmandise, mange désormais modérément. Elle a, à la suite de ce traitement d'un genre spécial, perdu une dizaine de kilos en huit semaines, ce qui n'est pas si mal. Si elle continue dans cette lancée, elle deviendra la personne svelte qu'elle n'a jamais été.