8:00 : À la chambre d'hôtel, petit déjeuner fait d'un gros gobelet de bouillie de blé mélangé à du pain

9:30 : Plat de frites à la sauce tomate accompagnées de morceaux de chèvre, chez un familier

12:00 : Assiette de 4 bananes plantains aux haricots blancs, chez un pote

16:00 : Bol de riz aux choux-fleurs, à l'hôtel

18:30 : 6 pommes de terre et une bonne louche de petits pois, chez d'autres familiers

21:00 : Quelques beignets et une bouteille de Sprite, à l'hôtel

21:30 :
Belinda se sent mal à l'aise. Son ventre est tout gonflé, elle a une forte constipation et ça gargouille. Quand elle se met debout, sa ceinture la serre davantage et lui fait mal au dos. La jeune étudiante de 23 ans a la nette impression qu'elle n'a pas digéré tout ce qu'elle a ingéré depuis le matin. Et le plus étonnant est qu'elle ne ressent aucune nausée. Toutefois, consciente qu'elle suit un régime amaigrissant en vue d'un concours de beauté, elle aimerait gagner le moins de poids possible. Décidée, de ce fait, de se délester de sa poche gastrique remplie à ras bord, elle opte pour la purge à l'aide d'une petite cuillère plate en bois.

Un peu zinzin à ses heures, Belinda veut se la jouer crado, probablement pour se venger du personnel hôtelier, d'une douteuse courtoisie, et qui prenait un malin plaisir à se moquer, derrière son dos, de son accoutrement osé. Au lieu d'aller dans la salle de bains où elle pourrait se vider discrètement, son choix porte sur la gerbe à même le sol !

Retirant ses mocassins (qui cachaient de très jolis pieds), ôtant son jeans ainsi que sa jaquette, notre jeune femme est juste en strings et en petite culotte. Elle se met lève de son lit sur lequel elle était assise, se penche fortement, écarte ses jambes et enfonce dans sa gorgé l'instrument de son soulagement. Pas très experte en la matière, Belinda ne parvient qu'à expulser, sous quelques quintes de toux, une ou deux gorgées de Sprite mélangées aux beignets, qui s'éclaboussent néanmoins en plusieurs ramifications. Au fil des tentatives, elle parvient à localiser, dans son palais, l'endroit qui augmente sensiblement son réflexe vomitif. C'est ainsi que quatre ou cinq introductions plus tard, sous une éructation proche d'un hoquet, un immonde vomi jaillit brutalement en un instant et s'étale majestueusement sur le sol cimenté de la chambre. Deux chatouilles de la luette et un rot suivants, une projection manifestement plus profuse recouvre en partie les petits pieds de l'étudiante. Belinda veut exciter sa gorge une fois de plus, mais elle retire vite la cuillère : son diaphragme se contacte involontairement en faisant remonter par trois fois et avec pression la partie des repas semi-digérés qui élargissent la flaque de manière appréciable. Le dégueulis par terre, puant fortement quelque chose de difficilement descriptible, est de couleur tout aussi indéfinissable.
De nouveau assise sur le lit, la jolie jeune femme admire, avec une satisfaction certaine, les résultats de sa goinfrerie. Elle est presque admirative devant tant de nourriture sortie de sa bouche.

Après qu'elle a nettoyé, à l'aide d'un mouchoir, les orteils et le reste de ses petons de tous les grumeaux et liquides filants qui les souillaient, Belinda s'allonge en pliant légèrement les jambes, la tête appuyée sur sa main gauche tout en regardant la porte. Puis, au téléphone, elle demande à l'un des réceptionnistes de monter rapidement dans sa chambre.

- Oh, putain ! C'est quoi ce bordel ?
- Quoi ? T'as jamais vomi, ironise l'étudiante en souriant presque sensuellement dans sa petite tenue
- Et pourtant, les toilettes sont à deux pas, Mademoiselle...!
- Et c'est quoi ton problème ? J'avais pas eu le temps d'y courir, c'est tout, rétorque Belinda en changeant brutalement de ton. Enlève-moi cette merde vite fait, ou je te fais immédiatement virer !
- À vos ordres, mam'zelle, grommelle le réceptionniste