Quelque part dans un État africain sous le tropique du Cancer, où les Droits de l'Homme sont aussi mal respectés que les lois en général, les services des renseignements ont capturé et mis au frais un dangereux personnage dont il convient de soutirer de précieuses et sensibles informations. Histoire de gagner du temps, mais aussi un peu pours s'amuser, les agents de ce KGB de pacotille ont élaboré une forme particulièrement efficace de torture qui jusqu'à présent, a toujours eu raison des nerfs même les plus endurcis...

Cristina est pleine à craquer. Ses pieds bottés sur la table, ses bras pendant nonchalamment sur le dossier de sa chaise, la demoiselle arbore un énorme ventre. La charmante policière n'est pas enceinte. C'est qu'elle a ingéré une masse de nourriture absolument déraisonnable. Les cinq bouteilles de bière de 72 cl ainsi que les trois gros verres d'eau qu'elle vient d'avaler ont juste servi à faire passer ce qu'elle a pris juste avant : quatre plats à ras bord légèrement épicés de spaghettis à la viande hachée, une grillade de poulet aux frites accompagnée d'oignons et de tomates crus, deux grosses boules de pâte de manioc servies avec une épaisse sauce à base de courge. Cristina s'est de la sorte rempli la panse non pas pour célébrer avec honneur quelque heureux évènement, mais plutôt dans la vue de faire parler un malfrat des plus récalcitrants prénommé Niagger. Voyez par vous-même...

D'un pas décidé, la flic se dirige vers la pièce où croupit le délinquant. Ce dernier est menotté et attaché solidement sur sa chaise, pieds et poings liés. Maîtrisant son état nauséeux, la dame débute son interrogatoire :

  • Qui est ton chef, enfoiré ?

 

  • Va te faire trouer par un buffle, salope !

 

  • Prends un peu ça, couillon !

Cristina administre au voyou une série de claques qui le rendent sonné durant un moment. Alors que le bandit est encore groggy, elle lui saisit fermement le menton de sa main gauche.

  • Je répète la question : qui est ton chef ?

Pour toute réponse, Niagger crache au visage de la jolie policière. Celle-ci s'éponge calmement, puis murmure en souriant diaboliquement : « On verra de nous deux qui crache le mieux ».

Cristina écrase carrément la mâchoire du criminel de sa main gauche et de son autre main, enfonce deux doigts dans sa gorge. Après trois tentatives se soldant chacune par un rot étouffé, elle lâche un mince filet beige sur la face de Niagger. Quelques secondes plus tard, un spasme violent expulse abondamment sous un hoquet une bonne partie de la pâte de manioc à la sauce de courge sur la chemise et les jambes de l'arsouille.

  • Eeeeh, putain !! C'est quoi ce bordel ? T'es une tarée !!!

La flic tourne le dos au bandit, puis se saisit d'un bol en verre cristallin qu'elle place à hauteur de poitrine. Peu de temps après, elle éructe brièvement. De sa bouche se projette énergiquement un infâme et épais mélange visqueux grouillant de morceaux de spaghettis, de frites et de tomates. Un seul rejet remplit le récipient à ras bord en moins de trois secondes ! Une gerbe malodorante dégouline des lèvres et du menton de Cristina. Elle rote de nouveau, mais parvient à se maîtriser.

  • Alors, sous-merde ! Tu vas parler oui ou non ?

 

  • Que le diable t'encule !

 

  • Je suis sûre que c'est la dalle qui te rend ainsi grossier et amnésique. Je t'ai réservé un repas de choix qui te redonnera très vite des forces...

 

  • J'ai pas faim, espèce de gouine !

 

  • Ferme-la, connard !

La jeune dame envoie une baffe particulièrement brutale à Niagger qui, une fois de plus, se met à compter les étoiles à défaut des moutons. Elle profite de l'état second du criminel pour prendre une solide pince à linge et la foutre sur son nez, histoire de l'obliger à respirer par la bouche. Pendant qu'il commence à étouffer, Cristina enfonce la partie inférieure d'un petit entonnoir entre les lèvres du bandit. Délicatement, elle y verse le contenu du bol que Niagger avale malgré lui gorgée après gorgée.

  • Hmmmmm... ! C'est bon, n'est-ce pas, ironise la policière

 

  • Mpffffglaaaaaarrrfhhhh... !!!

Rapidement, la tortionnaire remplace l'entonnoir par du ruban adhésif, ce qui empêche l'arsouille de rendre son repas sui generis. À présent, il est tout suant et tout en larmes.

  • Alors, enflure, la mémoire te revient ?

Le délinquant acquiesce de plusieurs hochements positifs frénétiques de sa tête.

  • Si je te retire le scotch, tu vas dégueuler mon excellente bouffe. Or il faut que tu récupères. Donc, je te détache la main droite. Tu prends ce stylo et tu écris le nom de ton boss sur cette feuille en majuscules. T'as pigé ?

Niagger hoche de nouveau la tête. Une fois qu'il a machinalement griffonné sur le papier, Cristina le remercie à sa façon : « Merci infiniment, gland de chameau ! Voici ceci pour ta peine ».

La flic frappe un coup sec mais énergique sur le crâne du bandit à l'aide de sa crosse. La fripouille plonge instantanément dans les abîmes insondables de l'inconscient. Juste après, la jeune dame est prise d'un autre accès nauséeux. Elle pousse un gaz stomacal des plus bruyants, mais il s'agit d'une fausse alerte. N'aimant pas trop se purger en usant de la technique des doigts dans le palais, elle opte pour la méthode de la bouteille d'eau tiède. Le litre et demi supplémentaire de liquide qui s'invite dans sa poche gastrique achève de la barbouiller. Cristina se penche au-dessus du malfrat qui a incliné sa tête vers le bas, totalement dans les vapes. Dans un ultime effort, elle lance : « Ton dessert, salaud ! »

Instantanément, sans le moindre rot et durant au moins cinq secondes, un torrent chargé des grumeaux plus ou moins compacts jaillit des lèvres de la policière en s'éclaboussant sur le dos de Niagger tout en s'étalant sur le sol. La quinte de toux suivante évacue une mixture moins abondante, mais plus épaisse et plus gluante sur la tignasse fournie du brigand. Sous une symphonie d'éructations fort déplaisante à entendre, la jeune dame décharge entièrement son sac à bouffe à même le sol. L'atmosphère saturée de moiteur combinée à la chaleur caniculaire amplifie les senteurs désagréables : une puanteur comme rarement il s'en produit !

Contente de ses performances autant vomitives que tortionnaires, Cristina quitte l'immonde pièce. Elle sait qu'elle empochera pas moins de 400$ de prime.

 « Allez, Fernando, nettoie-moi tout ça et jette cette racaille dans sa cellule. Ne discute pas, sinon je te chie une grosse diarrhée dans la gueule comme la dernière fois. Avec tout ce que j'ai mangé, c'est pas l'envie qui me manque de le faire, tu peux me croire... ! »

Pour votre gouverne, Fernando, c'est la sentinelle...