Fabienne, 32 ans, a englouti il y a moins de dix minutes une quantité assez appréciable de rôti de porc avec deux gros bols remplis de bananes sautées coupées en tranches, le tout arrosé de 600 ml de soda. Alors qu’elle entame la dernière gorgée, elle reçoit un coup de fil des potes l’invitant au club de natation à 15 km de la piaule. Cet appel tombe à propos : notre jeune et enveloppée femme ne savait pas comment elle meublerait cet après-midi. Par ailleurs, elle adore nager. En deux trois secondes, sans même se donner la peine de se changer, elle met son maillot de bain dans un sac, descend rapidement les escaliers de l’immeuble, va au parking et file en moto vers son lieu de destination.

L’eau est un peu froide à son goût. Après un quart d’heure de baignade, Fabienne sent une lourdeur générale et comme des flatulences qui s’amplifient de minute en minute. Des spasmes assez inconfortables envahissent ses tripes. Mais au lieu qu’ils se soldent en une envie d’aller à la selle, ils remontent plutôt dans le tube digestif et semblent contraindre l’estomac à se vider. En effet, assez subitement et sans véritable nausée préalable, l’œsophage de Fabienne envoie vers la bouche un peu de soda mélangé à la bouffe. Instinctivement, la femme expulse en plein dans l’eau. Les grumeaux, légèrement visqueux, mais pas très épais, ne tardent pas à couler. À l’aide de ses jambes et de ses bras, Madame regagne le bord du bassin. Dès qu’elle l’atteint, un jet plus fourni tombe en partie dans l’eau et en partie sur le sol un mètre plus bas. La tête dirigée de l’autre côté dudit bassin, Fabienne ne peut plus se retenir. Un formidable dégueulis jaillit avec intensité de ses lèvres et s’éclabousse avec force bruit, décorant les alentours d’un joli bruns parsemés de tons beiges. Les quatre hoquets suivants évacuent violemment quasiment chacun le même volume de gerbe. Par terre, une flaque de grande taille au fumet suspect, légèrement mousseuse, mais épaisse, s’étend en plusieurs ramifications. Fort confuse, la jeune femme, appuyée sur les rebords du bassin, contemple le fruit de sa gourmandise.