C’est la première fois que Nathalie, 14 ans, prend le bus pour un voyage de 400 km à travers la RDC. En compagnie de son beau-frère, ils effectuent ce long trajet sur une route des plus mal entretenues et sous un soleil torride. Le voyage a débuté vers 6 h et s’achèvera aux alentours de 15h-16 h.
Comme la gamine n’a rien mis sous la dent, elle ressent un petit creux vers 10 h. À un arrêt, elle achète six bananes grillées, autant de brochettes, trois cakes et une bouteille d’eau d’un litre et demi. Elle entame son repas vers 11 h 30’ et parvient à tout engloutir vers 12 h 30’. Toutefois, la chaleur étouffante dans le bus ainsi que les secousses à chaque nid-de-poule n’aident pas à la digestion. Vers 13 h 45’, Nathalie se sent mal, mais n’en dit rien à voisin le beauf. Elle se maitrise au fait jusqu’au terme du trajet, vers 15 h 10’.
Aux premières marches à la porte, les haut-le-cœur deviennent plus insistants que jamais. Notre enfant descend rapidement, pose son sac à terre et n’en peut plus : un vomi aqueux vaguement beige sort de la bouche grande ouverte de Nathalie et s’éclabousse sur ledit sac assez brutalement. Son beauf la tient par le ventre et l’aide à s’accroupir. La fille inspire profondément, toujours la bouche béante, et rejette une énorme quantité plus pâteuse que la précédente, à deux reprises, dont l’odeur est aussi indescriptible que dégueu. Les dernières éructations expulsent le reste du contenu stomacal en partie par les narines.
Le beau est tenu, séance tenante, d'acheter un nouveau sac et d'y transférer le contenu de l'ancien (dégoulinant)...