Lucie, 21 ans, peut se dire qu’elle a bien mangé. Juste après la Fac, elle a dévoré une énorme tarte aux pommes, avalé une bonne quantité de jus de maracuja fait maison, sans oublier deux gros avocats. Comme elle avait vraiment la dalle, elle a tout pris très rapidement, sans vraiment trop mastiquer.

Mais dix minutes après avoir englouti la dernière bouchée, la jeune fille coule un bain et y plonge en se prélassant. Son docteur lui a pourtant interdit de bouffer trop vite et surtout de se lever juste après. En effet, dans la paire de minutes suivantes, Lucie sent subitement un malaise jamais perçu auparavant. Cela se transforme en nausées assez violentes en moins de temps qu’il n’en faut l’écrire. La fille se redresse légèrement et appuie ses mains sur les bords de la baignoire, très pâle et vraiment mal en point. Elle éructe quatre fois, mais rien ne sort. Un peu rassurée, elle se replonge dans son bain mousseux. Mais environ une minute plus tard, son œsophage se contracte. Lucie ferme la bouche pour bloquer l’afflux de vomi, mais celui-ci a déjà gonflé ses joues. Elle n’a pas d’autre choix que d’écarter instinctivement ses lèvres, ce qui laisse tomber bruyamment sur le carrelage une purée brunâtre qui se projette en grumeaux jusque sur les murs.

Notre étudiante inspire profondément, hoquette, puis rend avec force un mélange plus liquide, mais de même couleur et beaucoup plus copieux. Il s’ensuit une accalmie de 30 secondes et un léger rot qui expulse les restes de la tarte aux pommes qui s’éclaboussent dans la flaque grumeleuse aux vapeurs peu ragoutantes. Lucie a dégueulé les yeux fermés. Une fois qu’elle les ouvre, elle s’exclame : « Putain, c’est pas moi, ça… ! », en voyant la masse de gerbe rejetée de son ventre.

Et c’est parti pour un grand nettoyage…