Comme tous les étudiants de son université, Karine aime les boom-party. Comme toute jeune fille de 19 ans, elle aime bien danser. Mais pas comme tout le monde, elle adore manger, surtout lorsqu’il y a de l’ambiance. Ses amis se sont souvent demandé par quel artifice elle parvient à consommer d’énormes quantités tout le long d’une soirée sans aucune difficulté. En fait, Karine a un secret…

23 h. Après avoir avalé une dizaine de cannettes de Coca et deux hamburgers, notre meuf estime avoir assez rempli sa panse. Or la table est encore bien garnie, et des plats qu’elle aimerait gouter à tout prix. Il faut absolument qu’elle se vide pour poursuivre sa manducation sans se faire remarquer. Elle s’excuse auprès de ses camarades puis s’en va aux toilettes. Elle ouvre le robinet de l’évier au maximum, histoire que l’eau masque le bruit de sa purge. La tête inclinée vers ledit évier, le bras gauche appuyé sur la faïence et la main droite en direction de sa bouche dont elle enfonce deux doigts au fond de sa gorge, Karine expulse à grands jets le contenu de son estomac. Durant presque deux minutes, toujours les doigts enfoncés, sous plusieurs hoquets étouffés, une substance plus liquide que pâteuse, mais volumineuse, coule en giclées et glisse le long du bras.

23 h 10. L’étudiante est prête pour une nouvelle goinfrerie. Tout en causant avec ses potes qui ne se doutent toujours de rien, elle avale sans vraiment mastiquer une grosse assiette de macaronis mixés à des boulettes de viande et presque une marmite de pommes de terre sautées à l’huile de palme. Un léger bombement se dessine sous sa blouse. Se sentant une fois de plus gavée, elle s’en va discrètement à la salle de bains, avec une bouteille d’eau minérale d’un litre et demi. Une nouvelle fois, le robinet de l’évier est ouvert à fond. Le ventre de Karine gonfle encore plus au fur et à mesure qu’elle boit. Ici, nul besoin d’introduire la main dans la gorge. Moins d’une minute plus tard, l’étudiante voit qu’elle va tout faire sortir. Assise sur le rebord de la baignoire, sans même se pencher, sous une longue éructation, elle rend violemment d’une seule traite l’eau en bouteille. Suit un gros hoquet qui projette lourdement un mélange macaronis-pommes de terre-viande sous un épais bruit. Les deux autres rejets, tout aussi denses et copieux, se poursuivent sans autre bruit que la chute massive dans la baignoire. Le vomi est réellement dégoûtant, odorant et passe difficilement par les trous d’écoulement. Le nettoyage total prend vingt bonnes minutes. Les potes à Karine s’inquiètent :

- Ça va là-dedans ?

- Oh, juste une petite diarrhée. Je sors bientôt…

0 h 15. Notre gloutonne est toute pale, la main gauche sur son ventre une fois de plus plein. La quantité de riz à la purée de petit pois qu’elle a prise était déraisonnable. Les deux verres de vin qu’elle a sirotés ne l’ont pas aidée à digérer. Les arachides grillées n’ont pas non plus fait passer les nausées qu’elle commençait à vivement ressentir. Elle craqua dès que l’un de ses potes, Grégoire, débuta avec ses blagues scatos. Calmement (Karine a un sang-froid exemplaire), notre fille se lève de son siège, se dirige vers la sortie, les mains appuyées de part et d’autres de la porte ouverte. Sans retenue, quasiment sans effort et sans un rot, une belle fontaine semi-verdâtre jaillit de la bouche et du nez de Karine durant quelques secondes en une seule énorme projection fort bruyante. La flaque, grumeleuse et visqueuse, s’étale sur trois marches d’escalier. Trop la honte !

Là, l’étudiante se dit qu’elle a dépassé les bornes, surtout lorsque tout le monde se pointe au seuil pour admirer toute cette gerbe. Confuse, Karine regagne son siège et décide de ne plus rien mettre sous la dent le reste de la soirée.

La question reste désormais : qui va enlever toute cette saleté ?