PALU VOMITIF

Mylène, jeune étudiante ayant la vingtaine révolue, vient de consommer six beignets à la pâte d’arachide et deux cocas à la pause de midi. Depuis le matin, une sensation indéfinie de léger malaise la gagne, mais ça n'a pas coupé son appétit.

Une demi-heure environ après son repas, Mademoiselle dit avoir froid, alors qu’il peut bien faire 35° dans la salle. Peu après, les tremblements intensifient, ainsi que la sensation de malaise. Mylène est toute brûlante et peut avoir dans les 39°. Son ami Gisèle la conseille de rentrer, mais celle-ci préfère dormir sur son pupitre.

C'est alors que fort brusquement et contre toute attente, l'envie de tout rendre gagne l’étudiante. Les mains croisées sur le banc, la tête penchée vers le sol, Mylène tousse et rote en même temps. Un liquide pâteux et d’un brun sale brassage éclabousse les dalles et les environs immédiats. Les camarades étudiant sursautent bruyamment. Vite, Gisèle essaie de tirer son ami à l’extérieur. Heureusement qu’elles sont assises à deux pas de la porte.

Mylène essaie de grimper les escaliers, mais son corps la pousse à mettre ses mains sur les marches. Un autre jet de vomi jaillit avec force, dégoulinant de marche en marche. Par après, notre fille éructe très violemment, à plusieurs reprises, à s'arracher les tripes et laisse tomber de sa bouche une bonne quantité de biles jaune-verdâtre et des filets de salive de même couleur.

Le prof est obligé de cesser d'enseigner. Plusieurs étudiants, dégoûtés, peuvent voir une abondante gerbe glisser sur l’escalier, qui est vite recouverte de sable, puis nettoyée à grande eau. Mylène, quant à elle, est transportée aux soins. On diagnostique une malaria carabinée.