Gloutonnerie, quand tu nous tiens !


Nadine vient de fêter ses douze ans. Assez mince, elle a pourtant consommé plus que de raison à la réception organisée, presque sans relâche, de 17 heures à 22 heures. C'est normal, elle voulait s'éclater...

Déjà vers 14 h 30, avant que ses camarades de classe n'arrivent, un plat consistant de riz aux choux avait déjà élu domicile dans son estomac. Suivirent deux cocas vers 16 heures. À 17 h 30, elle prit à elle seule presque le tiers de son gâteau d'anniversaire, en moins de 45 minutes ! Friande de biscuits et de chips, elle ne manqua pas, entre 19 h et 20 heures quart, d'avaler un paquet de petits-beurre et de boîtes de Pringles. Pour clôturer la soirée, vers 22 heures, deux louches de crudités ne seraient pas de refus.

22 h 30. Nadine se sent ballonnée. En effet, son ventre avait pris du volume, mais c'était surtout à cause de la bouffe et non à cause d’éventuels gaz. Sa mère lui préconisa un bon verre de bicarbonate, qu’elle vida d’un trait. Elle s'en alla dormir un peu vers 23 h.

À 0 h 40, notre fille sentit comme des coliques et de l'acidité. Elle se servit à la cuisine d'un bon verre de lait. Et son état n'en était qu’empiré, les minutes passant. Elle eut envie d'aller aux toilettes, mais à part quelques pets, certes bruyants et malodorants, les intestins ne libérèrent rien d'autre...

Se sentant de plus en plus indisposée, Nadine tenta plutôt de vider sa panse. Comme elle ne ressentait pas la moindre nausée, elle prit le parti de forcer le vomissement avec un index dans la gorge. Penchée devant la baignoire, la main gauche agrippée au rebord, elle introduisit son doigt. Tout ce qu'elle obtint fut un rot et une désagréable déglutition. Prenant son courage à deux mains, elle renouvela son geste. Une partie de son verre de lait sortit nonchalamment en petits filets visqueux. Nadine se dit que la troisième fois serait la bonne. Et elle eut raison. Un liquide pâteux aux multiples couleurs tomba quelques secondes en s'éclaboussant dans toute la baignoire. Notre fille n’eut même plus le loisir de réintroduire son index. De lui-même, son diaphragme se contracta et libéra un autre jet impressionnant qui permit un écoulement dans le trou, du côté opposé de la tête de Nadine. Après quinze secondes d'accalmie, la fille expulsa brutalement un torrent qui vu sa consistance et son abondance, coupa net tout écoulement. Trois ou quatre rots supplémentaires suivis de rejets moins importants clôturèrent la basse besogne de l'adolescente. Maintenant, ça allait beaucoup mieux.

En fille consciencieuse, Nadine réveilla ses parents, les informant qu’elle venait de rendre tripes et boyaux dans la baignoire. La mère n’en crut ni ses yeux ni ses narines : la baignoire était maculée d’un beau beige jaunâtre sentant sérieusement le fermenté. On pouvait facilement reconnaître presque en intégralité, la composition alimentaire du repas de Nadine, sous forme de grumeaux et d'aliments mal mâchés. Toute cette saleté fut nettoyée en une heure !